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Le
Président Doumbia Major:
écrit sur la néocolonisation
dont souffre l'Afrique.
La
néocolonisation est à la fois
un système et un processus
d'asservissement tridimensionnel
qui s’en prend et vise à déstructurer
trois niveaux ou facettes
de la souveraineté et de l'identité
collective d'un peuple.
Plus subtile et malicieuse
que la colonisation, elle
adopte une stratégie de détour
que j'ai baptisé la stratégie
oblique. Cette stratégie est
une évolution adaptative du
système colonial qui se donne
pour finalité de parvenir
à l'enrichissement des bénéficiaires
du système par la méthode
de la "victoire sans combat".
Confrontée à l'organisation
structurale d'un peuple, elle
s'attaque aux dimensions politiques,
économiques et culturelles.
Son but final est de faire
du colonisé un simple pion
d'un système, un esclave corvéable
à souhait et un consommateur
pacifié et passif, qui n'aura
de valeurs que ceux inculquées
par l'idéologie dominante
du maître.
La libération du joug du néocolonialisme
ne peut dès lors être effective
que si elle aboutit à l'affranchissement
total qui prenne en compte
ces trois niveaux ou dimensions
de l'asservissement.
Ses mécanismes sont connus
de nos jours. Ceux-ci ont
fait l'objet de beaucoup d'études
et publications, par de nombreux
spécialistes en sciences politiques
et économiques.
Le mode opératoire n'est plus
à décrire.
Il s'appui sur trois acteurs
principaux: il s'agit généralement
de deux entités ( États impérialistes
ou colonialistes et multinationales
) qui choisissent, pour faire
office d'intermédiaires, des
individus les plus avides,
égoïstes et corrompus d'une
société humaine, dans une
action économique qui vise
à exploiter et piller des
ressources appartenant à des
nations ou à des peuples qui
subissent et acceptent leur
condition d'exploitation,
sous l'effet de la coercition,
de la corruption, de la manipulation
politique, religieuse, ethnique
ou même de la manipulation
culturelle.
Ces intermédiaires locaux
choisis sont bien entendu
des personnes qui ont démontré
et faire preuve d'une acculturation
ou d'un lessivage culturel
avancé. Cette assimilation
culturelle avancée est une
garantie et un critère de
sélection pour les maîtres
qui leur confie le traître
rôle d'asservir le peuple
dont ils se réclament alors
qu'ils n'ont en réalité que
la couleur de peau en commun
avec celui-ci.
Dans le schéma d'asservissement
néocolonial, il y a d'un côté
le colonisateur et de l'autre
le colonisé, entre les deux
nous avons les satrapes et
les traitres à leur propre
race que sont les intermédiaires
locaux.
Dans ce tableau ainsi présenté
où se déroulent en silence
des pratiques indignes de
l'humanité, il est important
de situer les responsabilités
de chacune des parties de
cette intrigue macabre.
La colonisation et la néo
colonisation étant l'action
globale qui implique ses trois
entités, il serait malhonnête
et rigoureusement sans fondement
scientifique ni fondement
logique, de ne jeter la responsabilité
de celle-ci que sur une seule
de ces entités ou uniquement
sur deux d'entre elles.
Le peuple qui est pillé a
en effet une responsabilité
non négligeable dans
sa situation d'asservissement
et j'estime personnellement
que cette responsabilité est
plus grande que celle des
entités qui agissent à son
détriment. Car, c'est en définitive
à lui seul qu'il revient d'accepter
ou de refuser le triple asservissement
dont est la victime, en refusant
de subir les actions négatives
des intermédiaires locaux
et ceux de leurs maîtres,
par l'exigence de la démocratie
réelle et par la revendication
légitime de la redistribution
équitable et juste des ressources
et richesses nationales. C'est
pourquoi nous estimons que
les anticolonialistes, qui
ne stigmatisent que les occidentaux
et leurs intermédiaires, sont
frappés par une sorte de myopie
et une névrose qui les empêche
de se remettre en cause et
de mettre en cause les peuples
qui acceptent passivement
ces situations révoltantes.
Ces anticolonialistes borgnes
refusent d'accepter que ces
"blancs", occidentaux et impérialistes
qu'ils stigmatisent sont dans
leur rôle normal quand ceux-ci
exploitent ou pillent l'Afrique.
Ce n'est pas en traitant ces
derniers de colonialistes
qu'ils cesseront de coloniser;
ce n'est pas en criant à l'exploitation
que l'exploitation s'arrêtera.
Les multinationales qui exploitent
ont pour vocation de faire
du profit et non de la charité
et il faut admettre cela une
fois pour toute. Il faut aussi
admettre que les intermédiaires
traîtres dont il est question,
ont la traîtrise incrustée
dans leurs gênes et ils en
vivent.
C'est aux exploités de s'insurger
contre l'exploitation, auquel
cas ils se rendent complice
de leur sort.
C'est une perte de temps que
de s'acharner à vouloir libérer
un peuple exploité si l'on
ne s'attaque qu'à l'exploitant.
Celui-ci reviendra toujours
à la charge sous plusieurs
autres formes.
En plus, l'on court le risque
de se retrouver en face deux
ennemis alors qu'initialement
on croyait avoir affaire à
un seul ennemi. En effet,
l'exploité qui n'a pas conscience
de sa condition d'exploité
risque de s'associer avec
ses bourreaux pour vous combattre.
C'est en ce moment que vous
ferrez l'amère expérience
qu'il ne sert à rien de chercher
à libérer un esclave qui n'a
pas pris conscience de sa
condition d'esclavage.
Comme on le dit en Afrique
" vous comprendrez que laver
la tête du singe c'est gaspiller
du savon".
C'est en cela que je conseille
les compagnons de libération
en leur demandant de faire
l'économie de certains combats
inutiles.
Le militant anti néocolonialiste
doit garder à l'esprit qu'il
doit agir et obtenir des résultats
sur trois niveaux: le niveau
politique, le niveau économique
et le niveau culturel.
Le syndrome colonial se manifeste
sur trois niveaux de souveraineté:
La
colonisation politique
arrache à un peuple la liberté
et la possibilité de prendre
en charge sa propre destinée,
en toute indépendance.
C'est la situation où il est
nié à un peuple la latitude
de prendre des décisions concernant
son présent et son avenir.
Même son histoire est réécrite
conformément aux volontés
du maître. C'est en ce moment
que l'on parle de souveraineté
politique et de problème d'autodétermination
d'un peuple.
C'est ce qui amène à l'interrogation
sur l'effectivité de l'indépendance
politique de pays africains
sur les territoires desquels
existent toujours des bases
militaires françaises et dont
les politiques intérieurs
et extérieurs sont pilotées
depuis la France au sein des
cellules Afrique de l'Élysée
ou de Bercy.
La
colonisation économique
arrache à un peuple la liberté
de choisir librement sa politique
économique, financière et
monétaire.
La souveraineté économique
au contraire, permet aux membres
d'un peuple de contrôler eux-mêmes
leurs échanges économiques
et commerciaux; ce qui leur
évite la posture de simple
consommateurs. Ce qui est
loin d'être le cas des
pays africains dont les politiques
financières sont dirigées
par le FMI qui leur impose
ses directives. Le pire dans
cette situation, c'est qu'un
pan entier de ces pays a encore
sa monnaie contrôlée par les
banques centrales françaises
et Européennes. C'est le cas
du Francs CFA qui se trouve
toujours arrimé à l'Euros
à taux fixe. Ceci est un état
de fait monétaire qui empêche
l'émergence économique des
pays africains et est contre
les intérêts des africains.
Les pays africains doivent
avoir des monnaies souveraines,
indépendantes et flottantes.
Les africains négligent cette
chance inestimable qu'ils
ont de pouvoir contrôler eux-mêmes
leurs économies tout en commerçant
avec le reste du monde. Ils
devraient s'appuyer sur la
position stratégique des africains
de la diaspora et sur les
natifs d'occident originaires
d'Afrique qui sont en poste
avancé au cœur de la matrice
du mal. Ces Africains de la
diaspora devraient se positionner
comme des relais pour les
africains qui devraient se
servir de leurs entreprises,
pour pénétrer et forcer l'ouverture
des marchés des pays occidentaux
où ils vivent. Le commerce
étant libre, nul ne peut interdire
à une entreprise de droit
occidental de faire rentrer
en occident, des produits
tropicaux ou fabriqués sous
les tropiques; même si ces
entreprises sont contrôlés
par des africains de la diaspora.
Pour que l'Afrique puisse
profiter de cette dynamique
de libération économique,
ces entrepreneurs africains
devraient être de préférence
des panafricanistes, militants
au sein de la Nation Africaine-
African Nation ou de vrais
patriotes africains.
La
colonisation culturelle
arrache à un peuple sa culture
qui représente l'âme de tout
peuple.
Nous définissons l'asservissement
culturel, par son contraire
qui est la souveraineté culturelle.
La souveraineté culturelle
c’est le refus de l'assimilation
par une culture dite civilisatrice
qui s'impose et tend à effacer
la culture présentée comme
inférieure. C'est une forme
de racisme qui emprunte une
voie détournée (l'assimilation
et l'accommodation ou intégration)
comme mode d'expression et
de déploiement.
Les résultats de son action
se manifestent dans les comportements
quotidiens de ceux qui en
sont victimes.
La résistance contre cette
forme de colonisation se manifeste
par les comportements de refus
du lessivage culturel, qui
part des habitudes alimentaires
aux pratiques et cultes religieux
en passant par le style et
les habitudes vestimentaires
et touche les mœurs et coutumes.
La colonisation culturelle
réussie, se voit à travers
le comportement du petit nègre
qui refuse de manger le manioc
ou le tapioca ou profit du
"steak frite" ou du fromage
puant.
Cette colonisation culturelle
se manifeste chez les pseudos
bourgeois (en réalité des
auteurs de péculats) qui refuseront
de boire er de moderniser
le vin de palme suave, au
profit d'un vin français aigre
ou d'un champagne dont il
ignore tout du lieu et des
conditions de fabrication.
La preuve de la colonisation
culturelle se voit à travers
les jeunes filles qui se dépigmentent
la peau ou celles qui se brûlent
les cheveux avec des produits
toxiques dans l'unique but
de les rendre lisses comme
ceux des blancs.
Cette colonisation culturelle
se manifeste aussi à travers
le port de vestes étouffantes
sous le chaud soleil africain
à des températures avoisinant
les 45°, rien que pour faire
l'occidental.
Elle se voit à travers les
Africains qui eux-mêmes rabaissent
leurs cultes religieux ancestraux
au profit de religions d'importation
qui souvent ce sont imposés
par la violence à leurs parents
et ancêtres.
Au lieu de pratiquer la religion
de leur choix tout en respectant
les pratiques religieuses
traditionnelles africaines,
qui toutes reconnaissent l'existence
d'un ordonnateur suprême de
l'univers et des êtres, ils
ont tendance eux-mêmes à rabaisser
les cultes divins de leurs
propres cultures.
Nous ne demandons pas aux
africains de revenir forcément
vers la pratique de leurs
cultes anciens, mais seulement
qu'ils soient les premiers
à respecter ceux qui le font
sans avoir d'attitudes hautaines
ou de mépris vis-à-vis de
ceux-ci.
La
colonisation est persistante
:
Au regard de ces trois critères
présentés ci-dessus, il apparaît
clairement que beaucoup de pays
africains sont des néocolonies,
à l'instar de nations comme
les Antilles, la Guyane ou la
Polynésie dont la situation
est pire, car celles-ci sont
restées des colonies qui n'ont
même pas le droit d'avoir un
drapeau.
Conclusion:
En
conclusion de notre exposé nous
disons que les anticolonialistes
ou ceux qui se prétendent ainsi,
ne doivent pas s'en prendre
aux colons ou aux néocolons,
encore moins aux intermédiaires.
Cela est stratégiquement et
tactiquement une perte de temps
et d'énergie, car ces derniers
sont dans leur rôle quand ils
pillent l'Afrique.
Ils doivent s'en prendre plutôt
aux colonisés et au néocolonisés
chez lesquels ils doivent susciter
une prise de conscience de leur
condition d'exploités et les
pousser tout doucement vers
une révolte, qui doit elle-même
aboutir à une évolution qualitative
des esprits que nous désignons
par le terme révolution.
C'est pourquoi nous conseillons
aux jeunes militants anticolonialistes
que nous rencontrons souvent
en Europe ou aux Etats Unis,
de cesser de perdre leur temps
en s'en prenant aux colons
et aux impérialistes aux visages
multiples. Ceux là sont des
tigres qui savent déjà qu'ils
sont des tigres. Ils ne changeront
pas leur nature parce qu'on
leur aura répéter nuit et
jour qu'ils sont des félins
ou des prédateurs.
Je leur recommande de ne pas
"laver la tête du singe"
car ils perdront leur temps.
Il serait plus utile pour
eux de travailler plutôt à
l'émergence d'une conscience
politique des populations
dont ils se réclament. Ils
doivent amener ceux-ci à comprendre
qu'ils doivent se libérer
politiquement, économiquement
et culturellement.
Quand cette orientation deviendra
celle de leur combat, nous
leur apporterons notre soutien
et leur reconnaitrons le statut
de Fara, c'est-à-dire celui
de porte-paroles des natifs
et déportés Africains de la
diaspora. Leur discours devra
être un discours de paix et
de fraternité entre les peuples.
Salutations
militantes et fraternelles
CPR!
ensemble pour le changement
positif
Le
CPR est un parti politique ivoirien.
Il se bat pour défendre
les intérêts en
cours de spoliation du peuple
de Côte d’Ivoire.
Son combat démocratique
est structuré autour
des axes suivants: 1—Redistribution
équitable des ressources
2– Unité nationale
3– Justice et paix véritable
en Côte d’Ivoire.
Son siège est situé
dans le quartier populaire de
Yopougou. Contacts siège
: Tel: 00(225) 23521632 Site
Internet: www.cprci.org // E-mail:
contact@cprci.org
Contact Porte-parole: 00447943609476
/ Contact : secrétaire
national chargé de
la mobilisation : 0022507747249.
Contact secrétaire
national chargé des
Nouvelle technologies et du
désenclavement des
régions: 0022501030306
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